Synergies-Avenir - Élus indépendants Grand Lyon, La Métropole

Cité de la gastronomie

Marc GrivelIntervention de Marc GRIVEL – Groupe Synergies-Avenir

Conseil de métropole du 20 avril 2017

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Si en juillet 2016, notre groupe avait marqué sa désapprobation quant aux méthodes de gestion et suivi de ce dossier tout en soulignant la légitimité de ses ambitions, il apparait aujourd’hui qu’une nette amélioration ait vu le jour.

Nous remercions à ce propos messieurs Georges Képénékian et Jacques de Chilly d’avoir répondu à notre invitation pour nous présenter plus amplement ce projet.

Nous pouvons dès lors apprécier et évaluer ce projet dans sa globalité et sa complexité.

Nous l’avons déjà évoqué s’il y avait un lieu où cette cité de la gastronomie pouvait s’installer, c’est bien à Lyon, avec un certain chauvinisme. Si la France est renommée pour sa richesse et sa diversité gastronomique à travers le monde, Lyon a toujours concentré et nourri une tradition particulière et a vu naître nombre de maitres cuisiniers, dont l’un des plus célèbres, l’emblématique Paul Bocuse. Cette tradition a d’ailleurs joué un rôle économique, culturel et social important dans la vie de notre territoire, au sein duquel nous retrouvons trois filières convergentes, des métiers de bouches, l’agriculture et les pôles de recherche en matière de santé et de nutrition.

À l’heure où le lien entre nutrition et santé s’avère de plus en plus probant, où le «french paradoxe » interroge de nombreux chercheurs et autres nations et cultivé par nos habitants, la création de cette cité n’en est que plus légitime.

Oui, le projet et ses objectifs constituent un outil fédérateur au service du développement de notre territoire et de ses acteurs. Son exposé nous en a convaincu.

Sur le plan du financement, nous voilà confrontés à une situation particulière car le propriétaire actuel n’a pu remplir les obligations stipulées dans la convention. C’est pourquoi, la Métropole de Lyon souhaite désormais se porter acquéreur auprès du groupe Eiffage et des Hospices civils de Lyon du tènement immobilier nécessaire à l’implantation et au développement de ce projet. Certes, ce coût est significatif et la Métropole pourra assurer la plaine maitrise d’ouvrage. Le fonds de dotation initié par la Métropole est une aide précieuse pour l’acquisition de ces espaces. La contribution plus que conséquente des entreprises, est à saluer. Elles sont donc de véritables partenaires de ce projet car co-fondatrices En effet, dans le cas présent, il ne s’agit pas pour elles, d’une simple opération financière et fiscale mais d’un véritable engagement et d’un réel soutien à un projet de territoire, auquel elles seront associées au travers de l’organe de pilotage du projet.

Le montage financier, le versement de la participation financière actuels du projet et les termes de la convention nous agréent et apparaissent comme un rapport gagnant-gagnant et soulignent le caractère partenarial du projet. Sur les objectifs du projet, à termes, nous souhaiterions avoir un rendu d’étape chaque année. La cité de la gastronomie outre un outil promotionnel recouvre un véritable projet de société et de santé publique, nous le répétons. Les enjeux de la nutrition et la recherche quant à l’impact sur la santé sont essentiels, tout en partageant le plaisir du « bien manger ».

Il est souvent dit qu’il n’est pas plus compliqué de bien manger, qu’il suffit de quelques changements dans sa propre approche ou pratique… Cependant force est de constater que les produits de qualité sont souvent plus chers que ceux de plus grande consommation… et nécessitent des temps de préparation, souvent trop longs au regard des contingences quotidiennes.

Ne pourrait-on pas également, par la suite, inscrire dans ce projet une thématique autour de réflexions et de partenariats sur les modèles économiques à développer pour induire une agriculture plus raisonnée, initier à grande échelle des circuits courts dans l’agro-alimentaire encore confidentiels et rendre plus accessibles les produits sains…

Oui nous vous le concédons c’est un vaste programme. Cette dimension transversale ne doit pas être occultée dans ce projet.

La recherche, l’information et l’éducation sont évidemment indispensables si l’on veut agir sur les comportements sains et promouvoir une culture dont nous pourrons nous enorgueillir. La dimension économique est fondamentale si l’on veut une société égale et équitable face à ces enjeux de santé. La cité de la gastronomie pourrait également s’emparer de cet enjeu dans une vision globale.

Notre groupe votera cette délibération.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

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