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Commission métropolitaine pour l’accessibilité (CMA)

Arthur RocheIntervention d’Arthur ROCHE – Groupe Synergies-AvenirConseil de métropole du 10 avril 2017Monsieur le Président,Chers collègues,Nous étudions aujourd’hui le rapport de la commission métropolitaine pour l’accessibilité aux personnes handicapées. De la CIA à la CMA, la question de l’accessibilité est entrée dans une démarche globale qui inclut l’ensemble des acteurs concernés au niveau de la métropole. Les associations ne s’y trompent pas, elles sont chaque année plus nombreuse à y adhérer, car la CMA est devenue un lieu d’écoute, reconnu des problématiques liées aux handicaps et un relais efficace auprès des services de la métropole.Rappelons tout d’abord que les situations de handicap revêtent plusieurs formes et ne se limitent pas à l’accès de l’espace public aux seules personnes en fauteuil roulant. Les troubles cognitifs, déficiences visuelles ou auditives entraînent eux aussi des situations de handicap et doivent être prises en compte dans notre manière de penser l’agglomération et ses services. D’où la complexité de la tâche qui n’en demeure pas moins indispensable. Les espaces doivent donc être pensés à l’aune de cette prise en compte.La question du handicap est désormais pleinement intégrée dans un plan d’investissement rendu obligatoire par la loi du 11 février 2006 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il faut avouer que, si parfois les investissements locaux s’en trouvent bousculés, ce caractère obligatoire a le mérite de faire de l’inclusion une priorité et non un bon mot laissé à la communication, à laquelle seraient liés quelques saupoudrages budgétaires.Rappelons que l’intégration du handicap doit se faire en amont des projets urbains. Prenons l’exemple de la construction du pont Raymond Barre. Si le projet a été une réussite dans l’ensemble, il a nécessité une révision en cours de projet car les études sur le bois sec et mouillé ont mis en lumière un risque pour le passage des personnes en situation de handicap, sur une surface qui risquait de devenir glissante. Une prise en compte en amont aurait permis de gagner du temps sur la réalisation de l’ouvrage. Mais c’est en cheminant et en expérimentant que l’on progresse, car confronté aux réalités de terrain… et cette approche partenariale nourrit ses avancées.N’oublions pas qu’au-delà des personnes en situation de handicap, la réflexion ainsi que l’adaptation de la voirie et du mobilier urbain ont un impact positif sur le déplacement de tous les publics, des parents qui circulent avec une poussette, des personnes âgées ou même du voyageur qui tire sa valise…Nous observons que certaines bonnes pratiques sont généralisées : au-delà de la CMA plusieurs communes ont déjà constitué leur propre commission pour l’accessibilité. Celles-ci ont pu constituer un renfort certain à l’échelle de la commune, par exemple pour tracer le cheminement qui conduit les usagers en fauteuil roulant jusqu’aux quais surélevés, aménagés pour leur permettre d’accéder plus facilement aux bus. De plus de nombreux commerçants se sont engagés au travers d’une charte pour l’accessibilité à prendre en compte l’accès à leur boutique aux personnes en situation de handicap.De plus, les investissements qui étaient épars ont été globalisés, rendant plus lisible la part des investissements dédiés aux équipements publics, et qu’à ce titre les communes, au travers de leur FIC, contribuent également à une meilleure accessibilité.Sur le volet transport, le service OPTIBUS proposé par le SYTRAL est une réussite que nous devons soutenir. Déjà près de 2300 personnes en situation de handicap moteur ou visuel, permanent ou temporaire, peuvent ainsi être véhiculés chaque année. Notons que la demande des usagers reste en hausse continue.L’intégration de la question du handicap est une constante au sein du réseau TCL pour lequel le SYTRAL investit de longue date. Au-delà de l’accessibilité des bus et des stations de métro, l’application TCL a été développée pour être accessible aux personnes malvoyantes par exemple, celle-ci permet aussi aux personnes à mobilité réduite de préparer leur trajet et de connaître à l’avance les stations accessibles ou non, en cas de dégradation d’un ascenseur par exemple.De plus l’opération OPTIGUIDE permet aux personnes en situation de handicap d’être accompagnées par un agent de Médialys qui les accompagne de porte à porte. Ce service vise surtout les utilisateurs d’OPTIBUS, il qui leur permet la reconnaissance du réseau et leur offre ensuite une plus grande autonomie, s’affranchissant progressivement d’OPTIBUS.En conclusion le groupe Synergies-Avenir reconnait les efforts effectués dans le cadre de la CMA. La route reste encore longue pour rendre l’agglomération et les services publics accessibles à tous. Mais les réflexions opérées dans un dialogue nécessaire entre acteurs publics et association conduisent à des réalisations concrètes en termes de politiques conduites pour une plus grande accessibilité.Nous appuyons ces efforts et voterons ces deux délibérations.Je vous remercie de votre attention.

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