Synergies-Avenir - Élus indépendants Grand Lyon, La Métropole

PMI – Parentalité et accueil du jeune enfant de moins de 6 ans – CEJ

Nathalie FrierIntervention de Nathalie FRIER – Groupe Synergies-Avenir

Conseil de métropole du 10 novembre 2016

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Assurer un accompagnement le plus personnalisé possible, c’est l’objectif de ces actions menées par nos services métropolitains et municipaux, avec l’aide d’une multitude de partenaires engagés.

La politique familiale est une de ces politiques publiques au croisement de nombreux domaines d’intervention. Il s’agit à la fois de se soucier de la petite enfance, du bon développement et de la socialisation de l’enfant, mais aussi de l’insertion socio-économique des parents, avec un volet évident sur l’action sociale. C’est une politique par essence partenariale, car comme je le disais, outre les institutionnels, il nous faut travailler d’abord avec les parents, au service du bien de l’enfant. On voit bien dès lors que l’on ne peut se cantonner à un débat sur le nombre de places dans les équipements.

La localisation de ceux-ci doit nous importer.Mais également les conditions d’accès, car elles sont pour bon nombre de familles des conditions d’accès au reste de la vie sociale, à l’emploi. Comment retourner à l’emploi en effet lorsque l’on n’a pas les moyens de faire appel à une assistante maternelle, et qu’il est difficile d’avoir une place en crèche ? Le mode de garde est aussi une condition du retour à l’emploi.

Bien sûr, il existe les crèches d’entreprise, mais là encore, c’est utile pour les personnes qui sont en activité. Pour les personnes en insertion, c’est très souvent le parcours du combattant. Alors il existe différentes solutions, par exemple des tarifs adaptés, comme le prévoit le nouveau contrat enfance jeunesse entre la CAF et la Métropole. On peut aussi songer à moduler les critères d’attribution des places pour permettre aux personnes en situations difficile d’avoir un accès à ces services. C’est ce que nous avons mis en place dans ma commune, avec succès sur les premiers mois d’expérimentation.

Ceci me parait par exemple préférable à d’autres solutions, comme la mise en place de crèche d’insertion. Pour moi, et je crois que mes collègues ne me démentiront pas, l’insertion des familles, et donc des enfants, ça commence par permettre à ces familles, à ces enfants, d’être socialisés en toute mixité sociale, avec des enfants, des familles de tous horizons. Et non de leur réserver des établissements particuliers, comme l’Etat nous y invite, alors qu’à la longue, ils pourraient devenir des ghettos. La politique familiale doit venir en aide aux parents, pour pallier la diversité de leurs difficultés, qu’elles soient liées à leur situation particulière, ou à une difficulté de leur enfant, comme le handicap par exemple.

Je voudrais aussi indiquer l’exemplarité du partenariat avec la CAF, qui nous accompagne  avec professionnalisme dans l’ensemble de nos projets.

Au-delà, et je prendrai l’exemple de ma commune, je crois qu’il est essentiel de faire connaitre ces dispositifs. Quel que soit le domaine d’intervention, il faut en faire la promotion pour que les parents, qui bien souvent ne savent pas, ou n’osent pas, puisse y recourir. C’est ce que nous avons fait en organisant localement une réunion publique sur la politique de parentalité. Nous avons constaté avec les partenaires combien il est difficile de faire sortir les parents de leur réserve, mais combien cela peut être utile également.

Enfin, je voudrais apporter un témoignage de terrain, sur le partenariat qui nous est proposé avec l’ACEPP Rhône. Depuis plusieurs mois, à Saint-Fons, nous travaillons avec eux autour du Ballad’ou : un bus itinérant qui s’installe au cœur des quartiers de la Ville pour favoriser le lien social et créer un espace de rencontre et de jeux pour les enfants de moins de 4 ans et leurs parents ou autres adultes référents. Il vise également à assurer un lien entre les familles et les structures et équipements existants sur le territoire (équipements culturels, centre social, école…).

Venir au plus près des parents, favoriser le dialogue, l’échange sur les bonnes pratiques, ce sont des priorités de terrains pour assurer l’avenir de nos enfants, et accompagner les parents, et assurer l’avenir des enfants.

Pour toutes ces raisons, notre groupe soutient cette délibération.

Je vous remercie.

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