Synergies-Avenir - Élus indépendants Grand Lyon, La Métropole

Budget primitif 2016

Gilles PillonIntervention de Gilles PILLON – Groupe Synergies-Avenir

Conseil de métropole du 21 mars 2016

Monsieur le Président,

Chers collègues,

J’axerai mon intervention sur deux points  majeurs de ce budget mais aussi des budgets futurs.

Le budget principal 2016 marque encore un déséquilibre entre l’évolution des dépenses de fonctionnement  à + 1,8 % et les recettes de fonctionnement à + 1 %. Certes les montants de référence ne sont pas les mêmes, mais l’écart s’élève à plus de 15 M€ représentant environ un quart de la baisse des dotations.

Nous sommes certes conscients des efforts déjà réalisés pour limiter nettement la hausse des dépenses de fonctionnement compte tenu de la nouvelle dimension « sociale » du budget de la Métropole. La maîtrise de la masse salariale en est surement la meilleure preuve.

Mais nous nous interrogeons sur notre réelle capacité collective à « réduire la voilure », ce qui pose la question du chantier « Marges de Manœuvre » d’autant que nous n’avons pas toujours le sentiment que tous les élus et  collaborateurs de la Métropole aient bien conscience des réalités.

Nous resterons donc attentifs à ce que le processus engagé soit mené à  terme selon l’objectif fixé. Il en va de notre intérêt collectif.

Par ailleurs, le budget 2016 prévoit un recours à l’endettement à hauteur de près de 265 M€ pour le seul budget principal (274 M€ tous budgets confondus) bien supérieur aux tombées d’échéance. 2016 marque donc une accélération de l’endettement de la Métropole à près de 90 M€ pour un endettement consolidé de près de 2,2 milliards.

Certes le ratio d’endettement est très correct mais il va automatiquement se dégrader avec l’endettement nouveau pour assurer le refinancement partiel des  indemnités de remboursement anticipé des prêts toxiques dont nous parlerons tout à l’heure. La baisse de l’autofinancement net conjugué à un ambitieux programme d’investissements, indispensable pour soutenir l’économie métropolitaine, ne sera pas non plus sans incidence sur l’endettement.

Nous devrons donc savoir arbitrer entre fonctionnement et investissement selon l’évolution du contexte économique et financier pour maintenir les équilibres et préserver l’avenir.

Dans ce contexte, notre groupe, qui milite depuis le précédent mandat pour des efforts de gestion, approuvera le budget 2016 et restera pragmatique face aux évolutions pour ses futures décisions.

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