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Plan de prévention des risques technologiques

Nathalie FrierIntervention de Nathalie FRIER – Groupe Synergies-Avenir

Conseil de métropole du 21 mars 2016

Plan de Prévention des Risques Technologiques de la vallée de la chimie – PPRT

Délibération n° 2016-1099

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

J’ai déjà eu l’occasion d’intervenir sur ce sujet, mais je pense important d’insister ce soir encore sur les conséquences du PPRT pour les territoires concernés.

Nous ne pourrions pas gérer sereinement nos communes sans ce périmètre de sécurité, sans les mesures qu’il prévoit. C’est une aide indispensable pour accepter ou non les projets qui nous sont présentés.

Protéger les populations  face à des risques importants est une nécessité. À Saint-Fons, nous en avons pleine conscience avec la présence de nombreuses usines chimiques ou d’installations importantes.

Plusieurs de nos équipements municipaux et des équipements métropolitains d’ampleur sont d’ailleurs concernés au premier chef par les mesures du PPRT.

À l’heure de la révision du PLU-H, on peut dire aussi  que la révision des PPRT est l’occasion de nous pencher tous sur les zonages.

L’impératif de sécurité ne doit pas empêcher tout développement économique. Il ne doit pas non plus enfermer les territoires dans leurs problèmes. Bon nombre des communes concernées par le PPRT connaissent des situations de fragilité sociale, nous devons pouvoir créer de l’emploi pour nos habitants, assurer des animations pour nos enfants, leur permettre de s’ouvrir au monde sans être sans cesse sous la menace d’un nouveau zonage. Tout projet de protection doit donc prendre en compte cette nécessité et ce souhait aussi des populations, qui veulent pouvoir tout simplement vivre sur leur territoire.

On doit aussi souligner l’utilité du travail partenarial avec les entreprises.

Les mesures liées aux PPRT représentent des coûts non négligeables pour tous. Il nous faut absolument veiller à ne pas mettre dans la difficulté nos entreprises et nos habitants. La question de la précarité énergétique est un enjeu majeur, et je sais combien la Métropole est engagée sur le sujet, je vous remercie pour votre soutien et votre accompagnement, Monsieur le Président.

Sur les réserves, je tiens à faire les remarques suivantes :

Il est extrêmement important que les usagers de l’A7  soient mieux informés, et ce devoir n’incombe ni aux communes ni à la Métropole : l’État doit prescrire les mesures nécessaires. Il n’est pas envisageable de dire aux habitants qu’ils ne sont pas en sécurité dans les parcs ou chez eux, mais qu’ils pourraient circuler dans leur véhicule sans aucune inquiétude ou information sur les risques !

Je ne peux qu’être d’accord, et le groupe Synergies-Avenir aussi, avec les demandes faites à l’État en matière de réexamen des mesures foncières. On doit protéger, mais il faut prendre garde à ne pas figer tout le territoire ou empêcher qu’il se renouvelle.

De même, nos collectivités ont véritablement besoin d’un accompagnement de l’État, dans la mise en œuvre de ce PPRT.

Les maires sont les premiers relais auprès de la population, les mairies sont une porte d’entrée sur le service public. Même avec l’aide de la Métropole, nous ne pouvons être seuls, pour répondre aux demandes et inquiétudes compréhensibles des habitants ou des entrepreneurs, surtout face à un projet qui n’est pas de notre compétence.

L’État doit donc bien prendre ses responsabilités nos côtés.

On peut être en désaccord sur certains points, mais on ne doit pas polémiquer ou jouer avec la sécurité des habitants de l’agglomération.

Je vous remercie.

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