Synergies-Avenir - Élus indépendants Grand Lyon, La Métropole

Projet stratégique agricole et de développement rural (PSADER) 2010-2016

Pierre GouverneyreIntervention de Pierre GOUVERNEYRE – Groupe Synergies-Avenir

Conseil de métropole du 30 mai 2016

ATTRIBUTION DE SUBVENTIONS À L’ASSOCIATION LE BOL, AU SYNDICAT MIXTE DES MONTS D’OR, AU SYNDICAT D’APICULTURE DE LA RÉGION LYONNAISE, À L’ASSOCIATION BIOCONVERGENCE ET AU RÉSEAU DES AMAP AUVERGNE RHÔNE-ALPES

Monsieur le président, Chers collègues,

Le Syndicat mixte des Monts d’Or, de par sa vocation et la volonté des communes qui le composent depuis son origine, a toujours joué un rôle innovant dans la gestion de l’espace agricole et naturel au sein de notre territoire.

Le projet qu’il porte aujourd’hui, et que nous allons soutenir au travers du PSADER et de cette délibération, permettra de créer des logements pour les exploitants agricoles de notre territoire ainsi que deux locaux de production dans un même lieu.

Plutôt que de générer de nouveaux déplacements ou d’être obligés de sacrifier de nouveaux espaces à l’immobilier, nous avons tout intérêt à soutenir et privilégier ce type de projets en rachetant et réhabilitant d’anciens bâtiments agricoles.

Nous affichons ainsi notre volonté de nous approprier cette nouvelle compétence agricole, héritée de l’ancien département.

Au travers de cette délibération, nous affichons également notre volonté de maintenir un vrai tissu de production agricole sur le territoire de la Métropole en palliant ainsi l’effet pervers de la pression immobilière.

Nous allons permettre à des agriculteurs de résider au plus près de leur outil de production en leur proposant des logements accessibles et réservés. En effet, aujourd’hui certains agriculteurs et paysans sont obligés de se résoudre à habiter à plus de 20 ou 30 km de leur outil, compte tenu des difficultés à se loger dans les Monts d’Or ; alors qu’une surveillance et une proximité sont plus qu’indispensables, pour cette activité.

Les circuits courts, la conservation de notre patrimoine, la gestion des espaces agricoles et naturels sont autant de sujets primordiaux aussi bien dans le cadre alimentaire qu’environnemental ou encore économique.

L’autosuffisance alimentaire de la Métropole est très certainement aujourd’hui utopique mais redonner le goût et l’envie du « bien manger », qui plus est, local est lui par contre tout à fait réaliste. Aspiration de plus en plus sollicitée par les habitants que nous voyons se manifester par la recherche d’autres voies, l’engouement pour les marchés, l’accroissement de structures comme les AMAP, ventes en direct, ou les « ruches ».

Nous participons ainsi à recréer ce lien si important que nos aînés entretenaient avec la terre, en développant des modèles adaptés.

Nous pouvons enfin rajouter que nous ne contribuons pas par cet investissement à l’appauvrissement de la Métropole mais au contraire à son enrichissement.

Je vous remercie de votre attention.

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