Synergies-Avenir - Élus indépendants Grand Lyon, La Métropole

Qualité de l’air – ville respirable en 5 ans

Pierre CurtelinIntervention de Pierre CURTELIN – Groupe Synergies-Avenir

Conseil de métropole du 12 décembre 2016

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Tandis que les fêtes de fin d’année approchent il semble que la neige qui tombe sur certaines villes soit noire de pollution, et que les particules fines profitent de l’anticyclone stationnaire et du froid pour rester à notre hauteur et infiltrer nos poumons. Ce pic que nous traversons et qui mobilise médias, institutions et citoyens mécontents est la preuve qu’il ne s’agit plus de chiffres, de seuils, mais des centaines de consultations dans les hôpitaux de personnes vulnérables et des risques sanitaires bien réels.

Les responsables sont faciles à trouver, nous le sommes tous. L’industrie a sa part dans cette pollution, tout comme la population de la Métropole qui s’impose à elle-même dioxyde d’azote et particules fines par l’usage de la voiture et du chauffage urbain. En effet, c’est l’organisation même de la société de consommation qui a encouragé chacun à posséder et à utiliser au quotidien son véhicule, il est de notre responsabilité d’élus de nous engager pour changer ce réflexe, et soutenir les initiatives de promotion des modes de transport alternatifs. C’est une responsabilité à la fois collective mais aussi individuelle qui demande du courage et de la persévérance.

Nous nous sommes engagés, mandats après mandats, pour que les investissements répondent à l’objectif d’amélioration de la qualité de l’air, mais la problématique est transversale : encourager les modes de déplacement doux avec Vélo’v, projets d’aménagements pour de nouvelles pistes cyclables, soutien aux systèmes de covoiturage, au développement des TCL. Sur les logements sociaux notamment l’isolation est un critère qui permet de réduire le chauffage avec un double effet sur les portefeuilles et la qualité de l’air.  Ce sont ces exemples de mesures concrètes qui permettent à moyen terme d’agir sur notre environnement.

La convention financière entre le ministère de l’Environnement et la métropole à hauteur de 1M€ va permettre de porter ce type de projets pour modifier les habitudes des Lyonnais.

En effet, puisque le changement des habitudes est au cœur du projet développement durable et que la Métropole le promeut, nous pouvons envisager d’aller plus loin que les encouragements actuels : le citoyen doit pouvoir expérimenter les contraintes mais aussi les bénéfices
de ces changements.

Au-delà de la circulation alternée que nous venons de connaître sur la Métropole, nous pourrions comme le font d’autres grandes agglomérations soutenir et organiser avec les services de l’État, des dimanches sans voiture sur une partie de l’agglomération, pour que les piétons puissent se réapproprier ces avenues passantes, et nous avons vu le succès des opérations, comme la réappropriation de façon pérenne des berges du Rhône ou de la Saône ou à Paris temporairement sur les Champs-Elysées.

Vous l’aurez compris, nous sommes donc favorables à l’établissement de cette convention et souhaitons qu’État et Métropole de Lyon puissent travailler ensemble pour améliorer au quotidien l’air de nos territoires que respirent les Grand Lyonnais et leurs voisins. Le temps n’est plus aux simples réflexions mais à l’action.

…Car les nappes de pollution ne sont pas  comme le nuage de Tchernobyl et ne s’arrêtent pas à nos frontières administratives.

Je vous remercie de votre attention.

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