Délibération° 2019 -3477 : Soutien à la vie associative – Attribution de subventions aux associations dans le cadre du dispositif  « Coup de pouce » – 1re session 2019 

Conseil de Métropole du 13 mai 2019

Intervention de Pierre DIAMANTIDIS 

Monsieur le Président,

Cher(e)s Collègues,

Une fois de plus, il est soumis à notre vote des subventions « coup de pouce » destinées 
à des associations.

Ce dispositif semble relayer les enveloppes dont les conseillers généraux et les parlementaires disposaient pour aider, par-ci, par-là, des associations.  

Ces enveloppes ayant été supprimées et afin d’éviter tout risque de clientélisme, plusieurs fois par an, il est soumis à notre vote des subventions « coups de pouce ».

Mais quand on en examine le détail, on peut s’interroger sur leur pertinence. Non pas sur le bien-fondé et de leur utilité mais bien du rôle de la métropole. En effet, est-ce vraiment le rôle et la compétence de notre métropole d’accorder à 52 associations des subventions pour un montant total de 71 000 €, soit une moyenne de 1 365 € par subvention…  (Je ne vous) Sans parler du coût induit du traitement de tels dossiers.

Dans la présente délibération, on peut notamment remarquer :

  • l’existence de quelques subventions de 500 à 800 €,
  • des inégalités, par exemple : 
  • la seule ville de Lyon totalise 29 des 52 demandes de subventions pour un montant de 44 500€ sur 71 000 €.-(soit presque 63 % du total) …  N’a-t-elle pas les moyens de prendre en charge ces subventions ?
  • Vaux-en-Velin, 3 demandes pour un montant total de 3 300 €
  • Saint-Genis-Laval, 1 demande pour 500 €.
  • Écully, 1 demande pour 1 500 €
  • Villeurbanne, pas de demande, la commune s’assume…

Essayons de cesser ce saupoudrage. 

Notre métropole ne devrait subventionner que les associations opérant sur l’ensemble de son périmètre dans les domaines relevant de ces politiques publiques à savoir de la solidarité, de l’aide sociale, du handicap, de la culture, etc ce que – par ailleurs – elle fait déjà.

Pour être plus équitables, ces demandes de « petites » subventions devraient être traitées directement par les communes ou mutualisées dans le cas d’associations qui opèrent sur plusieurs communes.  Pourquoi ne pas confier une enveloppe dans le cadre d’un budget métropolitain décentralisé à l’échelle des conférences territoriales des maires pour gérer ces demandes qui émanent bien souvent d’une échelle communale ? 

Enfin la communication des montants versés à un  guichet unique éviterait les doubles emplois et leur dispersion vers les différentes collectivités.

À plusieurs reprises, j’ai déjà attiré l’attention de notre assemblée sur ce problème. 

Aucune évolution ne s’étant produite, à titre personnel, je voterai donc contre cette délibération.

Bien entendu, les collègues de mon groupe restent libres de leur vote.

Je vous remercie de votre attention.