Délibération N° 2019-3383 : SUBVENTIONS AUX CENTRES DE FORMATION DES CLUBS SPORTIFS PROFESSIONNELS

Conseil de Métropole du 18 mars 2019

Intervention de Pierre DIAMANTIDIS

Monsieur le Président, cher(e)s collègues,

Àla demande du groupe SYNERGIES-AVENIR au dernier mandat, toujours soucieux de l’utilisation des deniers publics, une audition annuelle des grands clubs sportifs par les groupes politiques de notre métropole avait été mise en place.

Personnellement, depuis quatre ans, j’y participe et je dois féliciter et remercier notre collègue, le vice-président Guy BARAL épaulé par M. Maclet pour l’animation de ces auditions et la transparence avec laquelle sont animées ces rencontres auxquelles tous les groupes politiques sont conviés.

Les responsables de ces centres de formation des grands clubs sont auditionnés les uns après les autres et toutes les questions concernant leur gestion, les bilans d’activité, les bilans comptables, les perspectives d’avenir et la vie de leur club peuvent leur être posées.

D’ailleurs les représentants des clubs invités se livrent à cet exercice avec sincérité transparence et sympathie et nous les en remercions.

Le rôle de la métropole est bien entendu de soutenir ces centres de formation et de veiller à l’avenir de ces jeunes sportifs ;  qu’il s’inscrivent dans le domaine de la compétition pour porter et défendre les valeurs sportives et contribuer au rayonnement de notre agglomération ou puissent se réorienter si nécessaire.

Nous sommes au XXIe  siècle et l’exigence de transparence de nos concitoyens devient forte et légitime. Les récents évènements sociaux l’ont démontrée.

Alors pourquoi, dans les autres délégations qui ont à se prononcer sur l’octroi de subventions importantes n’a-t-on pas ce même souci ? Cette même exigence de transparence ? 

Aujourd’hui, il est tout de même anormal d’accorder à des associations des subventions dont le montant est supérieur à 100 000 € sans qu’aucun examen politique ne soit effectué, laissant ainsi le champ libre à des dérives budgétaires comme celles que nous venons de connaître avec la Gourguillonnaise ou Lyon Sport Métropole, notamment.

Chacun d’entre nous, porteur d’une délégation, devrait s’inspirer de ce qui se fait pour les centres de formation des grands clubs sportifs et organiser l’audition des responsables des associations dont le montant des subventions demandées seraient supérieur à 100 000 €, avec des représentants des groupes politiques. Tout le monde y trouverait son compte. La transparence sied à toutes opérations de financement.  Et renforce la responsabilisation de ceux qui accordent la subvention et celle de ceux qui l’utilise à des fins légitimes, nous n’en doutons pas. 

Encore aujourd’hui, nous sommes appelés à voter des subventions pour différents organismes et autres associations. Est-on sûrs que toutes les missions de cadrage soient établies de façon bilatérale, que les évaluations soient conduites dans un esprit d’amélioration favorable aux deux parties etc Là encore nous ne doutons pas des compétences des services qui instruisent ces dossiers. Mais faut-il rappeler que les décisions reviennent aux élus, responsables devant les citoyens de l’utilisation de l’argent public dont est dépositaire et garante la métropole de Lyon pour conduire à bien des missions d’intérêt général au service du citoyen ? 

D’une façon plus générale, avant le vote d’une subvention,  il est primordial que nous puissions disposer des informations nécessaires à notre prise de décision :

  • un bilan comptable accompagné si possible du rapport du commissaire aux comptes,
  • un bilan de l’activité de l’association,
  • un budget prévisionnel,
  • une description du projet  et/ou de l’activité future,

et ce, en appui des projets de délibération. 

Ces documents sont d’ailleurs remis à nos services par les associations en accompagnement des demandes. Il suffit donc de les joindre dans notre serveur extranet GRAND LYON TERRITOIRE, comme le sont déjà les projets de conventions ou d’autres pièces annexes. Bien entendu nous parlons de documents publics, nous comprenons la confidentialité de certains documents qui ne peuvent être diffusés à grande échelle. Cependant, il est impératif qu’au sein de commissions, soient délivrées ces informations aux élus car ne l’oublions pas, par leur vote ils engagent leur responsabilité devant celles et ceux qui les ont élus et désignés pour les représenter. 

Je vous remercie  de votre attention.